RAFAËL CARNEIRO

 

Série DIRTY WESTERN, 2012

vue exposition DIRTY WESTERN , Galerie white project nov - déc 2012

 

vue exposition DIRTY WESTERN , Galerie white project nov - déc 2012, SANS TITRE, HUILE SUR TOILE, 200 x 300 cm, 2012

 

SANS TITRE, HUILE SUR TOILE, 200 x 140 cm, 2012

 

SANS TITRE, HUILE SUR TOILE, 30 x 60 cm, 2012

 

 

vue exposition DIRTY WESTERN , Galerie white project nov - déc 2012

 

 

SANS TITRE, HUILE SUR TOILE, 200 x 140 cm, 2012

 

 

SANS TITRE, HUILE SUR TOILE, 50 x 70 cm, 2012

 

 

Bagnards hâbleurs, cow-boys branleurs, escortes dédiées au plein emploi du coït ou fugitives orgies en pleine action, il est peu dire que les sujets de ce rigolard « Dirty Western » semblent dissoudre les précédentes préoccupations de Rafaël Carneiro. Vintages, ces images exhumées de l’iconologie salée des film X, icônes libertines des années 70 sorties des salles obscures spécialisées, tranchent en effet avec tout ce que l’on savait jusqu’alors du jeune artiste brésilien. On ne parlera pas de rupture. Mais d’inclinaison. Nourri au pixel et à la digitalisation des écrans, Rafaël Carneiro fait en effet partie de cette génération qui pille sans grande vergogne les codes-sources de l’imagerie contemporaine. Ainsi, on pourrait dire qu’à la suite d’un Richter qui a réintroduit — de façon pendulaire avec des œuvres abstraites — la figuration par un fort réalisme photographique, le jeune artiste brésilien s’est révélé par une suite d’expositions signalant son grand attrait pour la peinture et la figuration entre pigment et pixel. Contemporaine en cela, sa peinture est mission et mixtion : ses récentes toiles prenant appui par exemple sur des clichés de caméras de sécurité installées dans des laboratoires scientifiques, ont offert des paysages lunaires, blanchâtres, où alternaient précision du détail et absence de précision par de légers sfumato du pinceau. Plutôt que de produire une suite d’images banales ce cycle de peintures insistait davantage sur le moirage de scènes autant énigmatiques qu’anxiogènes.
Son nouveau rodéo au merveilleux pays de la partouze chevaleresque emprunte un tout autre chemin et pourtant (on verra pourquoi plus loin) une même voie. On retrouve bien ici les mêmes précisions picturales, la semblable suavité des jeux de cadres ou de perspectives tout comme le jeu savant des flous ou des détails apparents. Mais, on quitte le terrain presque neutralisé des sujets pour rejoindre au contraire la saga de cinéma, dont tout corps et geste, cadré au plus près, sature les images et les paysages. Entièrement peuplés de prisonniers hardeurs ou de cow-girls qui ont tout le temps le feu, les peintures de Rafaël Carneiro travestissent avec brio l’action figurante : sa peinture révèle l’ambigu figurant, chair ou silhouette toujours disponible sur un plateau au désir du réalisateur et du spectateur, pour nommer, une fois encore, le sens et les troubles d’une figuration kitch, fictive et si immatérielle…

Laurent Boudier, critique d’art et directeur artistique de SLICK

 

communiqué

VIDÉO

 

 

 

Série Les LABORATOIRES, 2011

HUILE SUR TOILE 150 X 200 CM, 2011

Né en 1985 à 
São Paulo, Brésil
Vit et travaille à São Paulo, Brésil.
2006 Ecole de Comunicação e Artes da Universidade de São Paulo, Brésil

Expositions personnelles
2010 Rafael Carneiro, Luciana Brito Galerie, São Paulo, Brésil
2009
 Embrulhos. Centre Culturel São Paulo, Brésil I Centre Universitaire Maria Antônia, São Paulo, Brésil
2008
/ Galerie Artur Fidalgo, Rio de Janeiro, Brésil